Historique
La construction et l’essor des Eaux-Bonnes se sont faits autour du thermalisme, du pyrénéisme, des mines et du ski.
Le thermalisme :
Les bienfaits thérapeutiques des eaux de la station thermale furent connus dès le XVIè siècle. En effet, c’est à cette période que François 1er fit construire un hôpital militaire pour soigner ses soldats blessés.
Le véritable essor de la station thermale se situe au cours du XIXème siècle. C’est à ce moment-là que voit débuter la construction de nombreux nouveaux bâtiments. D’abord dans une architecture typique de la région, ils seront ensuite construits dans un style second empire. Il s’agit de l’âge d’or du thermalisme qui voit le nombre de curistes mais aussi d’habitants augmenter.
Si la ville connait un tel essor c’est aussi grâce à l’influence de l’impératrice Eugénie de Montijo, femme de l’empereur Napoléon III. Très attachée aux Eaux-Bonnes elle n’aura de cesse d’essayer de faire prospérer et moderniser la ville. Témoins de cette volonté sont le jardin DARRALDE, le Casino, l’Hôtel des Princes, la promenade de l’impératrice….
Dans cette volonté de créer la station des Eaux-Bonnes, l’impératrice fit rattacher les chefs-lieux de l’époque qu’étaient AAS et Assouste à la Commune d’Eaux-Bonnes.
Enfin, à cette époque, des célébrités viennent y faire leur cure comme Eugène DELACROIX, Gustave FLAUBERT….
Le pyrénéisme :
Avec le thermalisme, le pyrénéisme est le second motif de l'engouement exceptionnel que connaît la station au XIXe siècle. L'écrivain Henri Beraldi lance ce mot « pyrénéisme » en 1898 dans les premières pages de Cent ans aux Pyrénées. Il recouvre une triple dynamique : ascensionner - ressentir - écrire. Il affirme ainsi que l'expérience physique de la montagne est inséparable de l'élaboration culturelle. Le pyrénéisme répond rapidement aux attentes de tous ceux qui ne se reconnaissaient pas dans l'alpinisme, essentiellement sportif et tourné vers la performance.
C’est dans cette optique que de nombreux écrivains, intellectuels, et scientifiques de l’époque forment une société d’érudits et se retrouvent régulièrement dans les Pyrénées et notamment aux Eaux-Bonnes.
Les mines
A la fin du XIXème siècle, des exploitations minières furent implantées à Gourette. En 1890, une centaine de mineurs y travaillent et un chemin de fer aérien est même construit pour descendre le minerai jusqu’au cirque de Gourette.
https://www.le-bouquetin-boiteux.fr/2021/12/mines-arre-anglas-gourette.html
Le début du ski
Au début du XXème siècle la mode des sports d’hiver se développe. Forte de sa capacité à héberger du monde, Eaux-Bonnes y voit une opportunité à saisir. Ainsi, en 1908, a lieu le premier concours international de ski des Pyrénées. Quelques temps plus tard, en 1910, Eaux-Bonnes ainsi que la station de Cauterets, accueillent le championnat de France de ski. 4000 visiteurs sont présents et une piste de ski ainsi qu’une patinoire sont aménagées au cœur des Eaux-Bonnes. Pour l’occasion un tremplin de saut est également construit à Gourette.
Dans les années 30, la station de ski de Gourette émerge. Les premiers bâtiments et hôtels sont alors construits.
Elle continuera à se développer et à s’agrandir jusqu’à nos jours.
Aujourd’hui au fil de son histoire, la Commune des Eaux-Bonnes est aujourd’hui composée de quatre espaces : Eaux-Bonnes, Aas, Assouste, Gourette.